ACTE III, SCENE IX. loi
R AYMO]VD.
Vous en trouvez-vous offensé?
BOULA IVVILLE.
Point du tout : ruse de jeune homme, ruse d'amour! stratagème inspiré par la passion! je vous le pardonne; je sais trop, par ma propre expérience, à quelles folies l'amour peut nous entraîner.
RAYMOND
Je vous réponds que je ne serais pas fâché de vous en rendre raison.
BOULANVILLE.
Je vous réponds, moi, que je ne vous en veux pas du tout; n'en parlons plus, je suis tout à mon amoui.
R AY3IOND.
Allons, vous ne voulez pas m'entendre.
BOUl ANVILLi:.
Pardonnez - moi , je vous entends à men'eille : une
fille unique qui n'a pas vingt ans quarante mille
francs de rente.... helle.... spirituelle.... aimahle.... la fortune de mon oncle.... vous voyez bien que je vous entends. Je cours trouver monsieur Doricour, sa fille» Ah! trop heureux Boulanville!
RAYMOND
Mais, monsieur....
BOULANVILLE.
Mais, monsieur, je vous répète que je ne vous sais pas mauvais gré d'avoir cherché à l'emporter sur moi... Je crois que c'est me montrer assez généitux ; n'exigez rien de plus, et laissez -moi me livrer tout entier à mon amour et à mon bonheur,
(Il sort,'
I02 M. DE BOULANVILLE.
RAYMOND, seul.
Il n'y a pas moyen d'amener cet homme - là à ce qu'on désire de lui.