‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 92 sur 433 · SCÈNE XXIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XXIV

DORICOUR, HENRIETTE, LÉONARD, Madame LÉONARD, RAYMOND, BERTRAND, DU- HOUSSAYE, BOULANVILLE.

BOULANVILLE.

Je n'ai pas été long-temps. Ah! quand l'amour vous donne des ailes... Ma chasse et ma pêche vont arriver, et voici mes papiers. [Apercevant Bertrand}^ C'est toi, père Bertrand ? eh bien ! tu es content de moi , n'est-ce pas? (yA Doricour.) Mon acte de naissance. (Apercevant Duhoussaje.) Je suis bien fâché, mon cher Dulîoussaye, mais je vous dédommagerai... Je vous rendrai votre pot-de-vin. (A Doricour.) L'extrait mortuaire de mon père. {Apercevant Raymond.) Ah ! jeune homme, vous voyez, il faut prendre votre parti ; j'aime, je suis aimé.

I20 M. DE BOULANVILLE.

RAYMOND

Eh! monsieur, je n'ai que faire de vos conseils. (// se retire au fond du théâtre. )

BERTRAND

Si je suis content de vous, mon clier monsieur? enchanté, voilà le mot.

DUHOUSSAYE.

Ce serait encore mieux, si vous gardiez l'argent.

DORicouR, a Bertrand.

Ainsi, l'honnête homme que vous me vantez?...

BERTRAND, montrant Boulanville.

C'est monsieur.

DORICOUR.

Quoi! le même dont vous m'avez dit tant de mal?

BERTRAND

.T'étais aveuglé par la colère.

DORICOUR, a Duhoussaye.

Le méchant dont vous vous plaignez avec tant d'amertume?...

DUHOUSSAYE, montrant Boulanville.

C'est monsieur.

DORICOUR.

Quoi! le même dont vous m'avez dit tant de bien?

DUHOUSSAYE.

Je me trompais.

DORICOUR.

Avec quelle franchise et quelle abondance de cœur ils se démentent eux-mêmes !

BERTRAND, Cl Duhoussaye.

C'est à votre tour à enrager , mon petit monsieur.

DUHOUSSAYE.

Vous ne tenez rien encore; je plaiderai.

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