SCENE L
PHILIBERT ArNK, lk PORTIER.
PHILIBERT A.INÉ, soi'faiit de cJiez lui.
En qualité de voisin , il est tout naturel que je fasse une visite à son père.
LE PORTIER, qui ochcvait de balajer le devant de la porte , 'voyant Philibert qui s^ approche de la maison de Duparc.
Où allez-vous donc, monsieur? voilà le portier. Qui demandez-vous ?
PHILIBERT aîné.
Monsieur Duparc.
LE PORTIER, riaru. Eh ! mais monsieur , il n'y a que moi d'éveillé dans toute la maison,
i3;i LES DEUX PHILIBERT.
PHILIBERT AÎNÉ, tirunt SU montre.
Pas encore sept heures. (A pari.) Je n'ai pas dormi de la nuit. J'étais si content de loger tout près d'elle ! LE PORTIER, toujours riant.
Il faut être amoureux , ou avoir des affaires bien pressantes, pour venir de si bonne heure chez les gens. Si monsieur veut attendre, en se promenant sur le boulevard des Invalides....
PHILIBERT aîné.
Mon ami, dites, je vous prie, à monsieur Duparc, que la personne qui a loué le petit appartement de la maison en face de la sienne , est venue pour avoir l'honneur de le saluer, ainsi que sa belle -mère et sa fille.
LE PORTIER
Ah! c'est monsieur qui a loué cet appartement?
C'est singulier.... On le dit petit, incommode et cher, et il a été loué tout de suite. Moi , qui vois tout ce qui se passe dans le quartier, à peine ai-je eu le temps de remarquer l'écriteau.
PHILIBERT aîné.
Vous souviendrez -vous de mon nom? Philibert. Mais , si vous permettez , je vais m'écrire.
LE PORTIER
Oui , c'est plus honnête et plus sûr. J'ai bonne mémoire, mais je pourrais oublier.... Je vais vous ouvrir ma loge ; vous y trouverez ce qu'on cherche en vain chez la plupart de mes collègues, du papier propre et de bonnes plumes.
( Il entre dans la maison de Duparc avec Philibert aîné. \