SCÈNE IL
SOPHIE, MARIANNE, PHILIBERT aîné.
( Pendant la scène précédente , on a vu Mari an ne tirer les rideaux et ouvrir une Jenêtre de la maison de Duparc. )
MARIANNE, à la fenêtre.
Pas un seul nuage. Mon mari qui me soutenait hier qu'il pleuvrait aujourd'hui. Mademoiselle, venez donc voir : nous aurons un temps superbe.
SOPHIE, a sa fenêtre.
Tant mieux.
M A RI ANNE
Monsieur sera bien content. Comme c'eût été con trariant, si nous avions eu mauvais temps, un jour où il reçoit tant de monde à la campagne , où il donne un bal pour la fête du village!
SOPHIE, voyant Philibert aine qui sort de la maison de Duparc , et se retirant précipitamment de la Jenêtre.
Ah ! mon Dieu !
MARIANNE
Eh ! quoi donc , mademoiselle ?
SOPHIE
C'est le soleil qui m'a éblouie. ( Voyant que Philibert aîné ne regarde pas du côté de la fenêtre. ) Mais je m'y accoutume. N'est-ce pas ma bonne maman qui te sonne ?
i34 LES DEUX PHILIBERT.
MARIANNE
J'y suis. Quel bonheur! Nous danserons dans le jardin.
{£,lle quitte la fenêtre.^ s o p II 1 1: , toujours a lajenêtre.
C'est encore lui. C'est le jeune homme que, depuis un mois, je rencontre par-tout. Il sort de notre maison. Que veut dire ceci ? Eh bien ! il entre dans la maison en face de la notre. Est-ce que ce serait lui qui aurait loué cet appartement?.... Pour le coup, ce serait bien une preuve... Quel est-il? que me veut-il? {Philibert aîné reparait?) Il revient ; je n'oserai plus ouvrir cette fenêtre. ( Elle quitte la fenêtre et la ferme. )