‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 155 sur 391 · SUZANNE, DUFLOS, MERCOUR, DUPRÉ, MADAME BERTRAND · texte numérisé non relu

SUZANNE, DUFLOS, MERCOUR, DUPRÉ, MADAME BERTRAND

MADAME BERTRAND

Que dites-vous, monsieur Duflos? ma nièce est retrouvée? N'est-ce point encore une fausse nouvelle? Oîi est-elle? où est-elle?

Chut! madame, parlez bas; elle est là qui repose.

MADAME BERTRAND

Comment ! c'est ce coquin de Dupré , je crois !

DUFLOS

Oui, vraiment, c'est ce scélérat; il faut le faire pendre.

DUPRÉ

Doucement , doucement donc , monsieur; ne pendons personne , s'il vous plaît.

f84 LE CONTEUR.

DUFLOS

Comment malheureux! après avoir favorisé Tenlèvement de ma fille....

DUPRÉ

Moi ! ah , monsieur , avez-vous pu me croire capable d'une pareille action ? non , monsieur, vous ne le croyez pas.

MABAME BERTRAND.

Nous ne le croyons pas !

DUPRÉ

Non , vous ne le croyez pas. Ah ! que vous vous repentirez des ces odieux soupçons, quand vous saurez que c'est à moi, monsieur, que vous devez le retour de mademoiselle.

DUFLOS

A toi !

A moi, oui, monsieur, à moi. Je m'étais endormi tantôt, comme madame , pendant cette superbe histoire que vous racontiez. Je me réveille; on avait enlevé mademoiselle ; je prends un cheval... j'arrive à cette poste , tout en nage. Demandez à cette fille, monsieur, avec quelle chaleur j'ai pris des renseignements sur le cher objet que vous poursuiviez.

SUZANNE

Oui, oui, monsieur. Oh! c'est bien vrai. C'est un garçon précieux , dont vous ne sauriez trop payer le zèle.

DUPRÉ

Vous l'entendez, monsieur, je ne lui fais pas dire. Enfin, à une demi-lieue d'ici, j'entends un coup de pistolet , j'accours. .Te vois la chaise arrêtée. C'était

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