ACTE III, SCÈNE XL i
monsieur Mercour que le ciel envoyait au secours de mademoiselle. N'est-il pas vrai?
MERCOUR.
Oui , monsieur , c'était moi-même. J'arrivais de Paris , où mes affaires m'avaient moins retenu que je ne comptais.
DUPRÉ
A ma vue les lâches prennent la fuite , mais il avait fait mordre la poussière au ravisseur. Vous savez bien ce prétendu vieillard, avec sa fausse jambe de bois?
DUFLOS
Oui.
Vous ne le verrez plus ; il est mort.
DUFLOS
Je ne m'étais pas trompé. C'étaient des brigands de la troupe de cette forêt.
DUPRÉ
Oh , mon Dieu , oui ! Ils conduisaient mademoiselle dans leur caverne.
MADAME BERTRAND
Vous êtes blessé , Mercour ?
MERCOUR.
Oh! ce n'est rien, madame... Une légère blessure au bras.... J'aurais donné ma vie de bon cœur pour pouvoir vous rendre mademoiselle votre nièce.
DUFLOS
Ah, Mercour! quelle reconnaissance ne vous dois-jc pas!... Et toi, mon cher Dupré.... tiens, prends ma bourse.
DUPRÉ
Fi donc, monsieur! croyez- vous que ce soit l'intérêt
i86 LE CONTEUR.
qui me guide? Je n'ai fait que mon devoir; et si je prends, c'est uniquement pour ne pas vous désobliger.
SUZANNE
Voici mademoiselle votre fille.