‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 163 sur 391 · SCÈNE IL DOUSTIGNAC, SINCLAIR · texte numérisé non relu

SCÈNE IL DOUSTIGNAC, SINCLAIR

SINCLAIR, lis an t l'inscription .

Robert fait noces et festins. C'est donc ici que se fera la noce de ma belle cousine; et ce n'est pas moi

qui répouse ! On signe le contrat ce soir ici , et je n'ai pas encore osé lui déclarer mon amour ! On la marie , et je suis le premier garçon de la noce ! Ah! trop malheureux Sinclair!

( // se proinène , et heurte Doustignac. )

DOUSTIGNAC.

Eh donc ! monsieur , prenez-vous garde quelquefois à ce que vous faites ?

SINCLAIR

Pardon , monsieur. ^

DOUSTIGNAC.

Sur mon ame, que je vous envisage. Ou mon œil me trompe pour la première fois , ou votre nom est Sniclair.

SIN CLAIR

Pourrais-je savoir d'où j'ai l'honneur....

DOUSTIGNAC.

Comment! tu ne remets pas ton meilleur ami, ton ancien camarade de collège, Doustignac?

SINCLAIR

C'est toi , Doustignac! Eh! que diable fais-tu à Paris?

DOUSTIGNAC.

Tu sais que je suis mince de patrimoine. Je serai riche un jour, grâce à monsieur Bernard, ce fameux usurier, mon cousin. Le fat ne veux pas me voir, attendu que je suis son unique héritier. Et moi, en attendant qu'il meure, je dîne deux ou trois fois la semaine, et les autres jours je me promène pour faire la digestion. Mais toi, cadédis! qu'as-tu donc? Tu ressembles à un lendemain de mardi gras , à s'y méprendre.

SINCLAIR

C'est qu'on marie ma cousine aujourd'hui.

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