‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 167 sur 391 · SCÈNE lY. 2o · texte numérisé non relu

SCÈNE lY. 2o

M .1 DAME ALBERT

Un rival? bon! tant mieux; cela rend l'action plus intéressante.

SINCLAIR

Si ce rival est sur le point d'épouser , et si Chloé paraît y consentir.

HEiVRIETTE.

C'est peut-être parce que Lindor ne s'est pas déclaré qu'elle y consent.

SINCLAIR

Eh bien! si Lindor se déclare?

HENRIETTE

Il est bien tard.

SINCLAIR

C'est toujours assez tôt, si Chloé approuve les moyens qu'il peut employer pour rompre le mariage.

MADAME ALBERT

Sans doute ; et elle les approuve. Le rival est éconduit, le mariage est rompu, et Lindor épouse Chloé. Voilà comme il faut que la romance finisse. Ce serait dommage de ne pas achever ; la fiction est ingénieuse.

HENRIETTE

Comment, ma bonne maman, est-ce que c'est une fiction ?

MADAME ALBERT

Dame, je n'en sais rien; demande à ton cousin; c est

lui qui a fait la chanson Mais j'aperçois plusieurs

voitures qui s'arrêtent à l'entrée de l'avenue.... C'est ton père avec tous nos parents ; et , d'un autre côte , M. Robin avec tous les siens.... Allons, mademoiselle, tenez-vous droite , et que la famille dans laquelle vous allez entrer n'ait point à rougir de la nôtre.

ao4 LE COUSIN DE TOUT LE MONDE.

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