‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 187 sur 391 · SCENE XVI · texte numérisé non relu

SCENE XVI

DOUSTIGNAC.

Eh ! donc , embrassez - vous ; vous voilà d'accord. A Votre tour, monsieur Albert : Consentiriez -vous à donner votre fille au petit cousin Sinclair, s'il consentait à la prendre sans dot et à soutenir votre commerce , en se faisant votre associé?

SINCLAIR

C'est ce que j'allais vous proposer , mon cher oncle , et je suis honteux de m'être laissé prévenir.

ALBERT

Qu'en dîs-tu, ma fille?

HENRIETTE

Moi, mon père? que ne ferais-je pas pour vous sauver de l'embarras où vous êtes !

MADAME ALBERT

Ah, ah! monsieur mon petit-fils, c'est là le dénouement que vous desiriez!

SINCLAIR

Vous déplaît-il?

DOUSTIGNAC.

Elt non , il ne déplaît à personne , j'en réponds. Quant à moi , je demande simplement aux quatre conjoints la permission d'aller quelquefois jouir.... à leur table du plaisir de voir des heureux.

BERNARD

Il est vraiment aimable , mon cousin Doustignac.

DOUSTIGNAC.

N'est-ce pas, cher cousin? Pourquoi donc me fermer votre porte ? Craignez-vous que je ne désire votre trépas? Eh! point du tout , vivez ; plus vous vivrez, plus j'en trouverai.

BERNARD

Il a raison. Embrasse-moi , mon cher cousin.

[On entend de la musique.)

DOUSTIGNAC.

Que veulent dire ces sons harmonieux?

BERNARD

C'est M. Vacarmini , sans doute , avec tous les symphonistes que M. Robin a commandés.

DOUSTIGNAC.

De la symphonie ! eh ! donc , chantons , dansons , buvons , et que je sois toujours regardé ici comme le Cousin de tout le monde.

VAUDEVILLE

DOUSTIGNAC.

Quel surcroît de bonne fortune, Amis, j'ai su vous procurer!

Voilà deux noces au lieu d'une Que nous avons à célébrer.

ROBIN

Grâce au Cousin de tout le inonde, Nous bénissons tous nos destins ; Convenons-en tous à la ronde, Il est le phénix des cousins.

HENRIETTE, Cl Sinclair.

■ Unis déjà par la "nature.

Formons des nœuds encor plus doux;

Et , pour que notre bonheur dure ,

N'imitons pas certains époux

Qu'on voit, au sein de leur ménage,

Toujours grondeurs, toujours chagrins;

Et, malgré notre mariage,

Ne cessons pas d'èti'e cousins.

Amis , faisons des mariages ; Par eux notre parenté croît,

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