ACTE I, SCENE XVII. u
MICHEL
Hier. J'avais , pour ma part , deux soldats , Et je leur ai conté, ma foi, tous mes combats. J'aime tant à causer avec mes jeunes frères !
PROSPER
Ce sont des braves gens que tous ces militaires.
RIGOLOT
Ah ! oui. De je ne sais quel officier absent
Tous ceux d'hier faisaient l'éloge à chaque instant.
PROSPEJl.
Je le crois, ils ont tous de si bons cœurs. RIGOLOT, a part.
Oh, diable!
PROSPER
Laissons cela.
MICHEL
Sans doute : allons nous mettre à table , Voilà le plus pressé.
RIGOLOT
Fort bien , mais en soupant Examinons ; ceci me paraît important.
( // sort avec Michel. :
PROSPER, « part.
Ce vieillard est si franc , sa fille si jolie ! Toi pour qui je voyage, un moment je t'oublie; Pardon. Te trouverai-je encor dans mon pays? Hélas ! pour me chercher tu marches vers Paris Peut-être , quand vers toi j'accours moi-même.
ROSE
Qu'est-ce ' J'aperçois dans vos yeux des marques de tristesse.
PROSPER
Pardon , Rose.
MARGUERITE
Allons donc , on vous attend tous deux.
ROSE
Eh! mais, il était là pensif et sérieux.
MARGUERITE
Et pourquoi donc?
PROSPER
Pour rien; allons souper, ma tante.
MARGUERITE
Sa tante ; en vérité , ce jeune homme m'enchante.
FIN DU PREMIER ACTE