‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 212 sur 391 · MARGUERITE, RIGOLOT · texte numérisé non relu

MARGUERITE, RIGOLOT

RiGOLOT, une serviette a sa boiiloiuiierc. HÈRE voisine !

MARGUERITE

Eh bien ?

RIGOLOT

Pour causer avec vous, Je quitte le souper. Il est clair entre nous Que ce Prosper n'est pas le prisonnier en fuite. Mais ne serait-il pas Tofficier de mérite Dont ces soldats faisaient un éloge si beau ?

MARGUERITE

Oui , cherchez-nous encor qnelque conte nouveau ; Mais cette fois du moins vous n'aurez pas la gloire , Comme l'autre, voisin, de nous en faire accroire.

RIGOLOT

Oh! parce qu'une fois je me suis trop pressé; N'allez-vous pas déjà me traiter d'insensé ? N'est-ce rien, s'il vous plaît, que ces mots d'équipage, De troupes dont il semble attendre le passage? Avez-vous , comme moi , saisi sa question ? Puis à se taire après son affectation?

MARGUERITE

Ce jeune homme serait ce brave militaire!

Et pourquoi pas, voisine?

MARGUERITE

Eh! mais, alors, mon frère Par sa protection pourrait bien s'avancer. II faut auprès de lui chercher à le placer.

RIGOLOT

Ah! ne voilà-t-il pas que votre esprit travaille....

Et quand vous l'auriez vu sur le champ de bataille....

Je le rejoins. Ceci cache un mystère en soi ,

Ou je ne suis qu'un sot. Or, entre un sot et moi,

Ma voisine, je puis sans trop de confiance

Dire qu'il est encore un peu de différence.

(// sort.)

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