SCÈNE XIII
MICHEL, ROSE, PAULINE, MARGUERITE por.
TANT UN PETIT BERCEAU d'eNFANT.
MARGUERITE
Le voilà. Déjà mère à votre âge!
MICHEL
Vous êtes , en effet , de bonne heure en ménage : Cela me fait plaisir. Allons, dans peu de temps Vous verrez les enfants de vos petits - enfants.
PAULINE
Eh mon Dieu! nous allons vous causer une peine!
MICHEL
Point. Obliger les gens , jamais cela ne gêne.
ROSE
Quand vous le voudriez, nous ne souffririons pas Que plus loin, cette nuit, vous fissiez un seul pas.
MARGUERITE
Croyez-vous donc qu'on n'ait point de sang dans les veines* Oh! de qui que ce soit je ne puis voir les peines. Dieu merci, sans le plaindre et sans le secourir^
Nous voudrions avoir un lit à vous offrir. Une chambre en ces lieux de tout temps fut gardée Aux pauvres voyageurs : on vous a précédée ; C'est un jeune étranger qui Toccupe, sans quoi
ROSE
Eh! mais, sur un fauteuil je serai fort bien, moi; Et ma chambre et mon lit , tout est à vous.
MICHEL
Bien , Rose.
PAULINE
Je n'accepterai pas ce que l'on me propose.
ROSE
Ai*je fait un chemin pénible comme vous?
Eh mon Dieu ! mon sommeil n'en sera pas moins doux,
MARGUERITE, examinant V enfant.
De sa mère déjà c'est le portrait fidèle.
PAULINE
Puisse-t-il être un jour moins infortuné qu'elle !
MICHEL
Vous pleurez, mon enfant, vous avez des chagrins. Croyez que de bon cœur , ma chère , je vous plains. MARGUERITE , CL part , trouvant im porùmt sur Verifànt
et le reconnaissant.
Ah! ah! que vois-je, 6 ciel! Voici bien autre chose; Ne nous trahissons pas , et sur-tout devant Rose.
{Remettant le por^traith Pauline.) Tenez , sur votre enfant j'ai trouvé ce bijou.
PAULINE, le mettant dans sa poche.
En jouant il l'aura détaché de son cou.
MICHEL
Péut-on vous demander où vous allez, ma chère?
PAULINE
Hélas! pour soutenir et l'enfant et la mère,