‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 239 sur 391 · ACTE III, SCENE VIII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE VIII

Dans le malheur sur- tout il est doux d'être mère.

MARGUERITE

Ma nièce aura bientôt cette douceur, j'espère. Vous sentez bien qu'elle a beaucoup de soupirants.

PAULUXTE.

Ne vous fiez pas trop , ma chère , à leurs serments ; Car dans ce monde , hélas î on dirait que nous sommes Pour servir de jouet à la plupart des hommes. Les fautes viennent d'eux, et la honte est pour nous.... Pardon si vivement je m'explique avec vous; Je pensais au malheur d'une bien tendre amie, Qui fut par un ingrat indignement trahie.

MARGUERITE

Avec vous de bon cœur je la plains.

ROSE

Ce portrait Que VOUS portez...

MARGUERITE, Cl Rose.

Paix donc!

ROSE

Il me semble bien fait.

PAULINE

Ce portrait m'est bien cher.

ROSE

Je le crois; c'est sans doute Votre époux?

PAULINE, à part.

Mon époux? Pour mentir qu'il en coûte!

Le père de l'enfant...

PAULINE

Le père ? hélas !

3oo LES CONJECTURES.

ROSE

Eh bien?

PAULINE

Non... Oui... Pardon, il faut quitter cet entretien. J'entends, je crois, mon fils qui s'éveille et qui pleure Excusez, je m'en vais revenir tout-à-l'heure.

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