‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 258 sur 391 · LE BOSQUET, EN ROBE DE CHAMBRE · texte numérisé non relu

LE BOSQUET, EN ROBE DE CHAMBRE

DERVILLE, tirât it sa montre.

Pas dix heures encor ! par quel événement

Suis-je déjà levé? C'est bien cruel. Comment!

Voir ainsi devant soi la matinée entière !

Je vous demande un peu ce que je m'en vais faire.

ROBERT, dans sa boutique ^ travaillant et chantant. Ta la la la la la la la la.

DERVILLE

Lire? Quoi? des romans, ils se ressemblent tous. ROBERT, continuant son travail et son air. Ta la la la la la la la la.

DERVILLE

A la belle Julie écrire un billet doux? Écrire ! ma foi non.

ROBERT , toujours travaillant et chantant. Ta la la la la la la la.

DERVILLE

Aussi-bien avec elle Il est prudent, je crois, que j'aie une querelle. Ce mariage auquel je songe n'est pas fait, Il ne se ferait pas , si cela se savait. A propos, n'allons pas négliger cette affaire. Hé!

(// appelle^

ROBERT, examinant son ouvrage.

Je n'ai pas le bois qu'il me faudrait.

[Appelant^

Ma mère .

Si l'on vient, vous direz que je ne suis sorti Que pour une minute.

MADAME ROBERT, sans être vue.

Oui , c'est bon , mon ami.

ROBERT, î^emettant son habit et ôtant son tablier. A.llons , j'en puis trouver encor chez mon confrère Assez pour terminer cet ouvrage, j'espère.

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