LE BOSQUET, EN ROBE DE CHAMBRE
DERVILLE, tirât it sa montre.
Pas dix heures encor ! par quel événement
Suis-je déjà levé? C'est bien cruel. Comment!
Voir ainsi devant soi la matinée entière !
Je vous demande un peu ce que je m'en vais faire.
ROBERT, dans sa boutique ^ travaillant et chantant. Ta la la la la la la la la.
DERVILLE
Lire? Quoi? des romans, ils se ressemblent tous. ROBERT, continuant son travail et son air. Ta la la la la la la la la.
DERVILLE
A la belle Julie écrire un billet doux? Écrire ! ma foi non.
ROBERT , toujours travaillant et chantant. Ta la la la la la la la.
DERVILLE
Aussi-bien avec elle Il est prudent, je crois, que j'aie une querelle. Ce mariage auquel je songe n'est pas fait, Il ne se ferait pas , si cela se savait. A propos, n'allons pas négliger cette affaire. Hé!
(// appelle^
ROBERT, examinant son ouvrage.
Je n'ai pas le bois qu'il me faudrait.
[Appelant^
Ma mère .
Si l'on vient, vous direz que je ne suis sorti Que pour une minute.
MADAME ROBERT, sans être vue.
Oui , c'est bon , mon ami.
ROBERT, î^emettant son habit et ôtant son tablier. A.llons , j'en puis trouver encor chez mon confrère Assez pour terminer cet ouvrage, j'espère.