‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 274 sur 391 · CLERMONT, ROBERT, SOPHIE · texte numérisé non relu

CLERMONT, ROBERT, SOPHIE

SOPHIE

IMon frère , je m'ennuie à la fin de t'attendre ; Eh bien! l'as-tu trouvé l'ami fidèle et tendre?....

CLERMONT

Oui , oui , je l'ai trouvé. Non Derville , ma sœur , Mais Robert que voilà ; Robert mon bienfaiteur. C'est ma sœur, mon ami, celle dont au collège Je parlais si souvent. Ma sœur, que te dirai-je? Je l'ai vu ce Derville , à peine a-t-il daigné Me reconnaître ; et moi , je sortais indigné.... Mais parlons de Robert et laissons là Derville. Mon ami, pouvons-nous accepter ton asyle?

* Vers de \ Optimiste , comédie de Collin-Harleville.

Tu n'es pas marié?

ROBERT

Non.

CLERMONT

Serait-il décent Que ma sœur établît chez toi son logement ?

ROBERT

Vous ne logerez pas chez moi, mais chez ma mère; Moi-même je ne suis que son pensionnaire, Et c'est elle en ces lieux qui doit vous recevoir.

( // appelle. ) Ma mère*!

MADAME ROBERT, S CUIS être vue.

Qu'est-ce donc ?

ROBERT

Quelqu'un qui veut vous voir.

MADAME ROBERT

Attendez, je descends.

ROBERT

Elle est infirme, âgée; Chez son fils avec joie elle se voit logée. Diriger ma maison , veiller à mon repos , C'est pour elle un bonheur, un vrai baume à ses maux; Et moi , dans ses vieux ans je m'attache à lui rendre Tous les soins que de moi jadis elle a pu prendre.

Que voilà bien le cœur de nos bons artisans!

Actifs, laborieux, aimant bien leurs parents!

Dans ces soins , avec lui , comme je veux me plaire !

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