ACTE I, SCÈNE XII
Mon cher Clermont, accepte, et je suis bien payé. Ce n'est pas tout encor. Tu parlais de saisie Tout-à-l'heure. Chez moi viens loger, je t'en prie; Je ne suis pas beaucoup plus fortuné que toi : Deux pauvres réunis sont moins pauvres, je croi. Qu'ensemble nous allons passer des jours prospères! Unissons nos travaux , unissons nos salaires. Au sein de l'amitié le bonheur nous attend.
CLERMONT
Laisse-moi respirer, ami rare et constant.
Et moi qui me plaignais à l'instant de la vie!
Du jour dont je jouis , Ciel , je te remercie.
Comme l'a fort bien dit un poëte charmant :
« Non , il n'est d'homme à plaindre ici que le méchant *. »