SCÈNE IV
MADAME DE MIR VILLE, DORSIGNY l'oncle, LORMEUIL.
DORSIGNY l'oncle.
Qu'est-ce que c'est que cet original-là?
MADAME DE MIRVILLE
Ne voyez-vous pas que c'est un fou !
C'est donc une épidémie qui s'est répandue sur tout Paris pendant mon absence ; car ce fou n'est pas le premier que j'aie vu depuis une demi-lieure que je suis de retour.
MADAME DE MIRVILLE
Vous ne devez pas vous étonner de l'accueil de ma tante; quand il est question de sa parure, il ne faut pas lui parler d'autre chose.
DORSIGNY l'oncle.
Ah! grâce au ciel, voilà une personne raisonnable; sois donc la première à qui je présente M. de Lormeuil.
LORMEUIL.
Il est bien doux pour moi d'avoir l'aveu de monsieur votre père; mais cet aveu n'est rien, si le vôtre
DORSIGNY l'oncle.
A l'autre , à-présent : est-ce que la folie de Paris ta déjà gagné ? Ton compliment est fort joliment tourné ; mais c'est à ma fille, et non pas à ma nièce, qu'il faut l'adresser.
LORMEUIL.
Ah! madame, pardon; vous ressemblez si bien au Tome I. 3
portrait charmant que M. Dorsigny m'a fait de ma prétendue, que ma méprise est excusable.
MADAME DE MIRVILLE
Yoici ma cousine , monsieur. Regardez-la , et vous verrez qu'elle mérite aussi-bien que moi toutes les jolies choses que vous avez à lui dire.