SCÈNE III
MADAME DE MIRVILLE; VALCOUR, DORSIGNY l'oncle, LORMEUIL.
DORSIGNY l'oncle.'
On a bien raison de dire qu'une femme n'est bonne qu'à exercer la patience de son mari.
VALCOUR, se retournant et croyant pailler a Doî'signj neveu.
Je voulais donc te dire , mon cher , que ton lieutenant-colonel n'est pas mort.
DORSIGNY l'oncle.
Mon lieutenant-colonel !
VALCOUR
Oui , celui contre qui tu t'es battu ; il a écrit à Dorval, il te rend pleinement justice, et convient que tous les torts étaient de son côté ; mais sa famille a commencé des poursuites. Dorval et moi, nous allons faire toutes les démarches nécessaires pour les arrêter dès le principe. Je me suis échappé pour t'apporter cette bonne nouvelle , et je cours le rejoindre.
• DORSIGNY l'oncle.
Monsieur, je vous suis d'autant plus obligé...
VALCOUR
Quant à toi , tu peux dormir tranquille cette nuit ; ton ami va veiller pour toi. {^11 sort.)