SCÈNE VIII
DORSIGNY l'oncle, madame DORSIGNY.
MADAME DORSIGNY.
Comment , monsieur , vous osez soutenir que ce n'est pas vous qui tantôt m'avez parlé ? Et quel autre que vous , s'il vous plaît , que le maître de cette maison , que le père de ma fille, que mon mari enfin, aurait fait ce que vous avez fait ?
4o ENCORE DES MÉNECHMES.
dorsigjny l'ojvcle.
Et qu'est-ce que j'ai donc fait, madame?
MjVDAME dorsigny.
Faut-il vous le rappeler? Ne vous souvient-il plus que c'est vous qui, tantôt, avez découvert l'amour de ma fille pour son cousin , et que nous sommes convenus ensuite que nous les marierions aussitôt que Dorsigny serait arrivé?
DORSIGNY l'oncle.
Madame , je ne sais si tout ce que vous me dites est un délire de votre imagination , ou si réellement quelqu'un s'est donné les airs de prendre ma place en mon absence ; mais dans ce dernier cas , il paraît que j'ai fort bien fait d'arriver. Ce monsieur tuait mon gendre, mariait ma fille, me supplantait auprès de ma femme, et ma femme et ma fille s'y prêtaient de fort bonne grâce.
MADAME DORSIGNY.
Quel entêtement! En vérité, monsieur, je ne conçois rien à vos procédés.
C'est moi qui ne conçois rien à tout ce que vous me dites.