‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 342 sur 391 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

DORIVAL, MADAME DORLIS, RORINEAU.

ROBiNEAU , parlant sans être vu.

Pardi, puisqu'il est là, je puis entrer, peut-être.

MADAME DORLIS.

Qu'est-ce donc?

ROBINEAU, en entrant.

Ces valets sont plus fiers que leur maître. C'est monsieur Dorival que je cherche.

C'est moi?

ROBINEAU

Que je vous examine. Eh ! oui , c'est vous , ma foi. Je crois vous voir encor sauter dans le village. A votre tour , fixez les veux sur mon visage. Je suis un peu changé. Me connaissez-vous ?

DORIVAL

Non.

ROBINEAU

Christophe, fils d'André Robineau, vigneron.

Qui jadis épousa la grosse Madeleine,

Du défunt votre aïeul la cousine germaine.

DORIVAL

Ah! oui.

ROBINEAU

Mais on s'embrasse entre parents , je crois.

DORIVAL

Sans doute , et c'est avec plaisir que je vous vois.

ROBINEAU

Grand merci.

Mais sortons de ce lieu, je vous prie; Je ne suis pas chez moi,

MADAME DORLIS.

Point de cérémonie.

Dorival, recevez ici votre parent.

DORIVAL

Vous me le permettez. C'est par trop complaisant. C'est un garçon tout simple , un bon parent que j'aime.

MADAME DORLIS.

Je vous reconnais là.

ROBINEAU

J'arrive à l'instant même.

DORIVAL

Fort bien : de quel endroit ?

ROBINEAU

Et pardi! du pays.

Mais c'est un monde entier au moins que ce Paris ! Depuis une heure et plus que j'ai quitté le coche , Je vais cherchant par-tout et vous-même et Laroche, Le voisin, vous savez? Mais je vous trouve enfin, Et me voilà content.

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