‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 367 sur 391 · ACTE ly, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE ly, SCENE III

ARISTE

Il réunit bon sens , esprit et probité , Et jamais on n'eut moins , je crois , de vanité. Il verrait sous le nom d'un autre son ouvrage Sans humeur, sans courroux!

DORIVAL

Vous croyez ?

ARISTE

Je le gage.

MADAME DORLIS.

Son fils, sur cet article, est un peu différent.

LAURE

C'est un jeune poëte, impétueux, ardent.

DORIVAL

A d'autres celui-là laisserait-il la gloire De ce qu'il aurait fait?

LAURE

Oh ! j'ai peine à le croire.

DORIVAL

En effet, à-la-fois et poëte et guerrier... Il est brave... Il est vif...

En sachant employer L'un et l'autre à propos , ils seront fort utiles.

DORIVAL

il m'est doux de vous voir chercher les gens habiles.

ARISTE

C'est mon devoir.

DORIVAL

Sans doute.

(Bas a madame Dorlis , tandis que le ministre paruoiirt le mémoire. )

Un mot : vous le voyez .

On craint que du travail vous ne me dérangiez. Si ce soir, par hasard , on chante ma romance, 'Ne me nommez pas.

MADAME DORLIS.

Non.

DORIVAL

JMéme , lorsque j'y pense , Si je priais quelqu'un de la société De s'en dire l'auteur... pour plus de sûreté?

MADAME DORLIS.

Gomment ! vous souffririez qu'un autre en eût la gloire?

DORIVAL

C'est un rien.

Je voudrais parcourir ce mémoire.

Mais on vient : ce sont eux.

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