ACTE IV, SCENE IV
( A Laure. )
Et votre aimable tante.
Sa santé?...
LAURE
Maintenant , graee au ciel , excellente.
CHARLES
Je n'oublîrai jamais tout ce que je lui dois: Chez elle je vous vis pour la première fois.
LAURE
C'est nous qui lui devons de la reconnaissance.
A R I s T E , à Firmùi.
Laissons ces jeunes gens renouer connaissance. C'est monsieur Dorival.
DORIVAL
Je suis en vérité...
Ravi de vous trouver chez monsieur... enchanté.
ARISTE
Vous êtes faits tous deux pour vous rendre justice; Il a quelque soupçon qu'il faut qu'il éclaircisse.
DORIVAL
Eh! non, monsieur, Firniin connaît mon amitié.
ARISTE
Et de retour croyez que vous êtes payé. J'aurais voulu tantôt que vous pussiez entendre Avec quelle chaleur Firmin sut vous défendre. C'est ce Laroche encor...
I DORIVAL
Dites-moi donc pourquoi Laroche est à ce point acharné contre moi ?
ARISTE
Cet homme-là n'a pas le secret de me plaire, Au moins; je lui soupçonne un mauvais caractère.
48o MÉDIOCRE ET RAMPANT.
FIRMIIN".
Non. Si pour vous tantôt j'ai parlé contre lui, De Laroche, à présent, je veux être l'appui.
Il n'en est pas besoin. Je l'estime moi-même; Je connais son bon cœur et sa folie extrême. Qu'importe qu'en tous lieux par lui je sois noirci, Si près de vous , Firmin , il n'a pas réussi ? Notre explication, vous voyez, est finie.
MADAME DORLIS.
Mais asseyez-vous donc, messieurs, je vous en prie.
DORIVAL, bas a Charles.
A madame Dorlis j'ai remis la chanson.
CHARLES
Vraiment !
DORIVAL
Et de l'auteur j'ai déjà dit le nom.
ARISTE
Firmm, que pensez-vous de mon aimable Laure?
FIRMIN
On la vante beaucoup , mais point assez encore.
ARISTE
Je suis vraiment charmé de voir qu'elle vous plaît.
DORIVAL, bas a madame Dorlis.
Madame, savez-vous ce que j'ai déjà fait?
MADAME DORLIS.
Non.
DORIVAL
Le jeune Firmin il se mêle d'écrire.
Eh bien ?
DORIVAL
Je l'ai prié de vouloir bien se dire