ACTE IV, SCENE IV
Auteur de la romance. Il daigne y consentir.
MADAME DORLIS.
Je le crois bien vraiment !
DORIVAL
N'allez pas démentir...
MADAME DORLIS.
Puisque vous le voulez, il faut vous laisser faire.
ARISTE
INIais tout en attendant nos convives , ma mère , Vous pourriez nous choisir quelques amusements. Le jeu, qu'en dites- vous? c'est un sot passe-temps.
FJRMIÎf.
Tout ce qui vous plaira.
CHARLES
Que madame s'explique.
LAURE
Monsieur Charles fait-il toujours de la musique ?
Laure chante fort bien. Ainsi de ses enfants
Un père à tout propos»- exalte les talents.
Voyons, n'aurais -tu point quelque chanson nouvelle?
CHARLES, à son père.
Tous les deux de chanter prions mademoiselle.
LAURE
On vient de me remettre à l'instant ces couplets.
ARISTE
Bon! Si vous permettez, mes amis, moi je vais Profiter du moment pour lire cet ouvrage.
DORIVAL
Mais nous voug troublerons.
VRISTE.
Ehî non; j'ai pris l'usage Tome I. ^r
De travailler au bruit. Il ne s'agit ici Que de lire d'ailleurs.
( // s'assied sur un côté du théâtre , et lit le mémoire que Dorival lui. a remis. )
DORIVAL
Mais....
ARISTE
Si j'en use ainsi , De grâce , excusez-moi ; franchement cela presse. Mon devoir....
DORIVAL
Cependant...
MADAME DORLIS.
Puisqu'il veut qu'on le laisse.
Voyons notre chanson.
LAURE
L'air est fort bien choisi.
MADAME DORLIS.
L'auteur n'est pas bien loin, et je le vois d'ici.
DORIVAL
{Bas a M"^e Dorlis. ) {Haut a Charles. )
Ne me trahissez pas. C'est à vous que s'adresse
Un tel discours , mon cher.
LAURE
A lui?
FIRMIN
Comment! seraiit-ce Charle, en effet?
DORIVAL
Lui-même.
LAURE
Eh quoi ! c'est de monsieur?