‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 379 sur 391 · ACTE IV, SCENE IX · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IX

DORIVAL

Moi !

LAROCHE

Vous. Un peu de pitié.

DORIVAL

Mais....

LAROCHE

Comme j'ai quelqu'un qui pour moi s'intéresse....

DORIVAL

Quelqu'un : c'est ?. . . .

LAROCHE

Une dame à qui Michel m'adresse.

DORIVAL

Michel ! Vous connaissez ce valet ?

LAROCHE

Oh ! fort peu.

Mais , comme on a donné ma place à son neveu , Il cherche à m'obliger.

Cette dame est parente D'Ariste apparemment?

LAROCHE

On dit qu'elle est charmante.

Qu'il fait chercher pour elle un logement....

DORIVAL

C'est bon.

Je nq, demande pas tous ces détails.... Son nom?

LAROCHE

Te l'ignore.

DORIVAL

Fort bien.

LAROCHE

Michel le sait peut-être.

DORIVAL

Vous me croyez donc bien jaloux de la connaître?

LAROCHE

Je ne dis pas cela,

DORIVAL

Je ne veux rien savoir J^à-dessus. C'est demain que vous devez la voir?

Demain.

DORIVAL

Comme il paraît que c'est un grand mystère....

LAROCHE

Oh! très-grand. Ainsi donc, songez bien à vous taire.

DORIVAL

Il suffît, brisons là. Je ne vous nuirai pas : Il est de mon destin de faire des ingrats ; Mais je vous aime encor malgré votre injustice j Et je me joindrai même à votre protectrice. Vous pouvez y compter.

LAROCHE

Oh! vous êtes trop bon.

DORIVAL

Mais au moins que ceci vous serve de leçon.

LAROCHE

Oh! jamais....

DORIVAL

C'est assez.

LAROCHE, a part.

Il donne dans le piège.

Comme on va vite avec tant soit peu de manège! Ainsi presque toujours , et je le vois trop bien , La droiture en affaire est un mauvais moyen.

( // SOl't. )

Page 1