‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 389 sur 391 · ARISTE, LAROCHE, DORIVAL, FIRMIN, CHARLES, MADAME DORLIS, LAURE · texte numérisé non relu

ARISTE, LAROCHE, DORIVAL, FIRMIN, CHARLES, MADAME DORLIS, LAURE

LAROCHE

Madame, et vous Firmin, venez, unissons-nous.

MADAME DORLIS.

Pourquoi ?

LAROCHE

Pour consoler Ariste en sa disgrâce.

LAURE

Que dit-il ?

MADAME DORLIS.

Qu'est-ce donc?

LAROCHE

Il a perdu sa place.

LAURE

Grand Dieu!

DORIVAL

L'événement comme vous me surprend.

MADAME DORLIS.

J'étais loin de prévoir un malheur aussi grand.

CHARLES

Ainsi, sur cette terre injuste et corrompue. Le talent est proscrit, la vertu méconnue; L'honnête homme ne reste en place qu'un instant ,

5o6 MEDIOCRE ET RAMPANT.

Et du méchant lui seul le triomphe est constant.

ARISTE

Jeune homme , croyez-moi , le ciel est équitable , Le châtiment atteint tôt ou tard le coupable.

DORIVAL

Mais répondez; au moins de ce coup imprévu Connaît-on le sujet ?

LAROCHE

Il n'est que trop connu; Certain mémoire seul cause cette aventure.

FI RM IN.

Un mémoire! celui dont vous faisiez lecture?

DORIVAL

OÙ l'on se permettait de donner des avis,

Des conseils, qui sans doute auront été mal pris.

LAROCHE

Précisément.

DORIVAL

Eh bien! avais-je tort de dire Qu'il est des vérités que l'on doit s'interdire!

ARISTE

A remplir mon devoir je n'hésite jamais ;

Et de l'avoir rempli, quel qu'en soit le succès,

Je ne me repens pas.

Beau sentiment, sans doute; Elle était belle aussi la place qu'il vous coûte.

LAROCHE

Et tout n'est pas fini. D'autres perdront la leur; On sait trop qu'un ministre est rarement l'auteur Des ouvrages nombreux qui de ses bureaux sortent.

DORIVAL

Eh bien?

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