‹ Œuvres (volume 4)Chapitre 72 sur 391 · ACTE I, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE V

Car les amants des dames.

Dans ce charmant pays.

Sont bien avec les femmes, Bien avec les maris.

FROIYTIIS^.

Et cette Euphémie dont vous me parliez tout-ài'heure ?

BELFORT

Ah! c'est différent; celle-là, je l'aime sérieusement. Conçois-tu , mon cher Frontin , le bonheur dont je vais jouir ? Depuis deux ans on n'a reçu de moi aucune nouvelle, on me croit mort, et tout-à-coup je ressuscite.

FRONTIN

Quelle joie ! quels transports dans toute la famille !

BELFORT

Quoi, c'est lui! le voilà de retour! est-il possible?

FRONTIN

Ah , mon cher Belfort !

BELFORT

Ah , ma chère Euphémie !

Comme il est grandi! comme il est changé ! embrassemoi, embrasse-la.

BELFORT

Moi , j'embrasse tout le monde , et sur-le-champ je songe -à mes affaires. Mon père est son tuteur , j'arrive demain et je l'épouse après-demain. ( On aperçoit de la lumière dans une des chambî^es du couvent , et on entend un prélude de harpe. ^ N'est-ce pas une harpe que j'entends ?

FRONTIN

Oui , vraiment , pour nous indemniser de notre insomnie, on veut nous donner un concert.

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