‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 102 sur 389 · ACTE I, SCENE IV. i · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE IV. i

Fêté , un limonadier qui a commencé au café de Fov , et qui fait les glaces dans la perfection , pourvu qu'on les lui commande une semaine à l'avance. Notre jeunesse est galante , brave , et fait assaut avec les plus forts maîtres d'armes des régiments qui passent. Je sais assez bien me servir d'un fleuret, moi qui vous parle; quand on a touché Saint-George!.... Des mœurs d'ailleurs, un excellent ton , parce que toutes nos femmes sont vertueuses et fidèles à leurs maris ou à leurs amants. Dans une petite ville on sent la nécessité des égards et des procédés. De la littérature : nous avons un journaliste , un imprimeur et deux auteurs, sans compter les amateurs qui font des charades , des logogriphes et des bouquets. Je vous demande pardon si je vous entretiens de toutes ces misères ; j'aime mon pays , et je saisis l'occasion d'en faire les honneurs. J'aurais bien pu me fixer à Paris , mais je n'aime pas Paris.

DESROCHES

Vous n'aimez pas Paris! oh ! vous avez bien raison.

RIFLARD

Un bruit, un tumulte, et des mœurs affreuses. Oh! vive la province ! on s'y amuse autant pour le moins ,

et avec plus de décence, parce que la probité [En

regardant dans le fond. ) Mais permettez donc , je ne me trompe pas , c'est la carriole de madame de Senneville que j'aperçois au haut de la cote.

DESROCHES

Qu'est-ce que vous dites ? madame de Senneville ? En effet, elle habite ce pays.

DEL1LLE

Tu la connais?

RIFLARD

Vous la connaissez?

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