DURVILLE, AUGUSTE
AUGUSTE
Vous m'avez demandé , mon oncle ?
DURVILLE
Oui , monsieur , j'ai une conversation très-sérieuse à avoir avec vous.
auguste, lui remettant des lettres.
Mon oncle , voici des lettres.
DURVILLE
C'est bon , je les lirai. Monsieur , lorsque par égard pour mon frère, par amitié pour vous, je consentis à vous admettre dans ma maison , j'ai dû penser que je trouverais le prix de ma conduite dans votre reconnaissance.
AUGUSTE
Je ne crois pas , mon oncle , avoir trompé votre espoir.
DURVILLE
Pardonnez-moi, monsieur. D'abord admis par moi dans mon amitié, dans ma confiance, vous vous permettez de critiquer mes opérations.
AUGUSTE
Il ne m'appartient pas sans doute de vous donner des conseils, mon oncle; mais ne serais -je pas coupable, si je vous cachais mes sentiments? Voyez ces vrais négociants, ces banquiers, dont tout Paris, dont toute la France chérit et bénit la fortune , aussi sévères pour le débiteur de mauvaise foi , qu'indulgents pour