‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 192 sur 389 · ACTE 1, SCENE VIL s · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE VIL s

rhonnête homme victime des circonstances , s'unissant ensemble pour relever le crédit, ranimer la confiance, honorer leur patrie chez 1 étranger, et la délivrer de cette troupe du.» iers qui spéculaient sur le malheur des temps ; un luxe bien entendu , des spéculations grandes, utiles; l'encouragement de l'agriculture , des arts, des manufactures; voilà leurs titres à l'estime, à la reconnaissance publique. Pouvez -vous me blâmer, mon oncle, quand je n'ai d'autre désir que de vous voir marcher sur les traces de ces hommes vraiment respectables?

DUR'VILLE

Qu'est-ce à dire...? Sachez, monsieur, que le devoir d'un commis , car vous êtes le mien , est de suivre aveuglément les volontés de celui qui l'emploie.

Si vous m'en voulez pour avoir intercédé en faveur de monsieur Delorme auprès de vous ?

DURVILLE

Ah ! voilà ce que j'attendais. Prenez encore le parti de monsieur Delorme.

AUGUSTE

Riche comme vous l'êtes, pouvez -vous pour une somme....

DURVILLE

Et qui vous a dit , s'il vous plaît , que j'étais si riche ? Avez-vous compté avec moi?

AUGUSTE

Pardon, mon oncle; mais vos entreprises, vos dépenses, vos fêtes....

DURVILLE

Croyez - vous que ce soit pour mon plaisir que je Tome III. c 7

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donne ces fêtes ? Ne voyez-vous pas que tous ces bals , ces réunions, ces dépenses sont nécessaires pour augmenter, pour conserver mon crédit? Vous ne vous formez pas du tout en vérité; j'ensuis fâché pour vous, mais vous n'entendrez jamais rien au commerce. Revenons à monsieur Delorme , aux reproches nombreux que j'ai à vous faire ; ils ont sur-tout pour objet votre conduite , vos mœurs.

AUGUSTE

Mes mœurs , mon oncle !

Oui, monsieur, vos mœurs. Pourquoi, lorsque j'ai du monde à dîner, vous esquiver toujours au dessert? Lorsqu'à force d'instances , vous voulez bien nous honorer de votre présence , on vous voit debout près de la cheminée , répondant par monosyllabes , et feuilletant je ne sais quelle brochure, comme pour distraire votre ennui.

AUGUSTE

Ces torts sont réels , sans doute ; mais vous parliez de mes mœurs.

DURVILLE

Précisément. Vous dédaignez ma société pour celle de monsieur Delorme. Quand vous avez refusé une place au spectacle dans la loge de votre tante, on vous aperçoit aux troisièmes avec monsieur et mademoiselle Delorme.

AUGUSTE

Pourriez - vous blâmer ma liaison avec une famille respectable.

I DURVILLE

Mais est-il aussi respectable le motif qui vous attire chez cet ennuyeux honnête homme? Voilà de nos phi-

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