ACTE II, SCENE III
en effet un commerçant très-estimé. Ses lettres annoncent la probité la plus sévère.
M VDEMOISELLE DELORME.
Eh bien! mon père lui a écrit, il lui a mandé son désastre; il fera tout pour nous sauver, j'en suis sûre.
AUGUSTE
Mon oncle a dû recevoir des -nouvelles de monsieur Franval ; mais il ne me dit plus rien depuis que monsieur Dubautcours s'est introduit dans la maison : il semble qu'on se cache de moi. Ainsi ce n'est donc que quelques jours a gagner. Comme les malheurs viennent en un instant ! Il y a trois jours , nous étions si gais à ce petit bal chez votre cousine.
MADEMOISELLE DELORME
Où vous m'avez si cruellement contrariée. Oh! comme je vous gronderais si je n'étais pas si malheureuse !
AUGUSTE
Du courage! Voici ma tante, nous allons lui parler.