‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 215 sur 389 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

DURVILLE, VALMONT; Mesdames DURVILLE, VALBELLE, FIERVAL.

MADAME DURVILLE

C'est bien joli à vous, mes belles dames, d'arriver ainsi les premières.

MADAME FIERVAL

Oh ! moi , je ne me fais jamais attendre ; j'ai été prendre madame chez elle.

MA.DAME VALBELLE

Précisément comme j'achevais de m'habiller. Eh! bonsoir, mon cher Durville.

DURVILLE

Mesdames, je vous présente mes très-humbles hommages.

MADAME FIERVAL

Bonjour , Valmont. Je me fais une fête de passer la soirée avec vous, ma chère amie.

:>8i DUHAUT COURS.

MADAME VALBELLE

Il n'est déjà question que de voire bal dans tout Paris.

MADAME DURVILLE

En vérité, on est bien bon de s'occuper de ces misères.

MADAME VALBELLE

Nous aurons beaucoup de danseurs ?

MADAME FIERVAL

Et des joueurs ?

MADAME VALBELLE

Et un concert?

MADAME FIERVAL

Et un feu d'artifice ?

MADAME VALBELLE

Et des illuminations?

MADAME FIERVAL

C'est charmant!

MADAME DURVILLE

Et monsieur Fierval , où est-il donc ?

MADAME FIERVAL

Ah ! bien oui , comptez sur les maris pour donner la main à leurs femmes. Il viendra à minuit faire son piquet avec monsieur Durville.

MADAME VALBELLE

Vous êtes bien heureuse , vous , madame Durville , d'avoir un mari galant, empressé; car ce n'est pas à l'aimable Durville que s'adressent nos reproches.

DURVILLE

Vous êtes bien bonnes , mesdames. ( A part, ) Duliautcours ne vient pas.

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