ACTE III, SCENE VIL 3o
FRANVAL
Commerçant de Marseille.
du haut cours, à Diuville.
Précisément le créancier que je craignais. Allons , mon ami, de la tête et du front! Je suis là.
DURVILLE
Ah! monsieur, pardon, si je....
Point d'excuse. Je vous ai dit ma façon de penser. Tant mieux pour vous si ma franchise a fait quelque impression sur votre esprit; parlons d'affaires. Je me charge de la dette de Delorme. Vous allez me donner votre acquit de la somme qu'il vous doit, à compte de celle de cinquante mille francs que vous me devez, dont j'ai votre acceptation payable aujourd'hui, et que vous allez me compter sur - le - champ , s'il vous plaît. Dépêchons-nous, j'ai hâte; j'ai besoin de cet argent pour satisfaire les autres créanciers de mon ami.
DURVILLE
Monsieur, je suis fâché....
FRANVAL
De quoi ? Cette proposition est simple , et vous ne pouvez, je pense, hésiter.
DURVILLE
Pardonnez-moi, monsieur, mais....
FRANVAL
Comment, il n'y a pas de mais.... donnez-moi cinquante mille francs. Voilà vos billets.
DURVILLE
Cela n'est plus possible.
FRANVAL
Comment?