‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 256 sur 389 · ACTE IV, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV

DURVILLE

Oh ! je le voudrais de bon cœur.

MARASCH1NI.

Mais nous ne le souffririons pas, nous autres.

FIAMMESCHI.

Non, parbleu!

VALMONT

Pourquoi donc cela , messieurs ? C'est une affaire de confiance de ma part.

FIAMMESCHI.

C'est égal.

VALMONT

Il ne peut pas encore avoir employé mes vingt mille francs.

FIAMMESCHI.

Tant mieux; ils retourneront à la masse.

GRAFF

C'est cela ; à la masse.

DUHAUTCOURS.

J'en suis désespéré pour vous , mon cher Valmont ; mais il est certain que nous avons tous autant de droits que vous.

VALMONT

Autant de droits que moi? Cela ne se peut pas.

MARASCHINI.

Comment ! cela ne se peut pas !

FIAMMESCHI.

Je vous trouve plaisant, monsieur, de prétendre...

prudent, a Valmont.

Faites-moi l'amitié de me dire, monsieur; de quoi s'agit-il ?

3^6 DUHAUTCOURS.

VALMONT

Et laissez-moi donc. Est-ce que vous ne l'entendez pas , de quoi il s'agit ?

DUHAUTCOURS.

Précisément ; c'est qu'il ne l'entend pas. Il est sourd, le pauvre cher homme.

VALMONT

Eh ! oui , je le vois , je parle à des sourds ; monsieur Durville, sur-tout Mais cela ne se passera pas

comme cela, morbleu!

MARASCHINI.

Eh bien ! nous verrons ! nos droits sont aussi sacrés que les vôtres.

GRAFF

Aussi sacrés.

FIAMMESCHI.

Il y a toujours , comme cela , des gens qui veulent des préférences; mais nous ne le souffrirons pas.

DUHAUTCOURS.

Doucement, doucement, messieurs, entendons-nous.

durville, a part.

Quel supplice !

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