‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 257 sur 389 · ACTE IV, SCENE V. W · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE V. W

DURVILLE

C'est monsieur Franval.

FRANVAL

Du calme , du sang-froid , messieurs ; les gens à qui nous avons affaire n'en manquent jamais. Nous en avons besoin pour déjouer leurs manœuvres.

GRAFF

Oui , pour les déjouer.

MARASCHINI.

C'est cela ; chacun fera valoir ses droits à son tour.

FIAMMESCHI.

Du silence , et procédons à notre affaire.

VALMONT

Il faut convenir qu'il est bien cruel

( Tout le monde s'assied, )

DUHAUTCOURS.

Comme je vous le disais, messieurs, ce n'est pas sans la plus vive douleur que monsieur Durville....

FRANVAL

Il y a sans doute quelqu'un ici chargé de nous présenter l'état de situation de notre débiteur.

Oui , vraiment ; monsieur Ledoux , homme de loi que voilà.

FRANVAL

Faites, je vous prie, qu'il remplisse son ministère; ce n'est pas pour entendre les phrases de monsieur que nous sommes réunis.

DUHAUTCOURS.

Il me semble qu'il est bien permis à l'amitié...

MARASCHINI.

Ce monsieur-là a raison.

3s>8 DUHAUTCOURS.

FIAMMESCHI.

Et ses phrases valent bien les vôtres. Un homme de mérite !

GRAFF

En effet... C'est juste.

DURVILLE

Je vous sais gré de votre zèle , mon ami.... mais puisqu'il déplaît à ces messieurs.... (A Ledoux.) Lisez, je vous prie , monsieur , l'acte que vous avez rédigé.

LEDOUX

C'est un simple projet. (Lisant.) « Par -devant les « notaires publics , etc. » ( S' interrompant. ) L'acte définitif sera par -devant notaire. «'Furent présents Ance toine Durville, d'une part'; et.... tels et tels.... vos « noms , prénoms et qualités , etc. tous créanciers dudit <( Durville, d'autre part; lequel Antoine Durville a « exposé à sesdits créanciers que des spéculations mal- « heureuses , des pertes multipliées et imprévues « avaient été précédemment supportées par lui avec « courage et résignation, et qu'il avait vu s'évanouir « sans se plaindre plus de la moitié de sa fortune. »

MARASCHINI.

Et si vous aviez perdu la moitié de votre fortune , pourquoi donniez-vous des fêtes?

DUHAUTCOURS.

C'est style de notaire , mon cher Maraschini ; n'interrompez donc pas.

ledoux, continuant.

« Mais que , primo les divers intérêts qu'il avait sur « différents corsaires se trouvant anéantis par la prise '( desdits corsaires. »

Fl AMMESCin.

Oui style de corsaire.

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