ACTE IV, SCÈNE V. 3a
ledotjx, cou tin uan t.
« Secundo plusieurs faillites qu'il vient d'éprouver « coup sur coup sur les places de Vienne , Hambourg , « Cadix, et autres villes commerçantes de l'Europe, lui « ayant enlevé le reste de ses moyens , il se voit réduit « à réclamer l'indulgence Ae ses créanciers. »
FRANV AL.
Un moment. Je demande....
ledoux, continuant.
« En conséquence.... »
FRANVAL
C'est tout simple, des corsaires, des faillites, des malheurs , c'est le protocole ordinaire de tous les actes de cette sorte; on en déguise les phrases, mais le fonds est toujours le même.
DTJHAUTCOURS.
Il est incroyable que l'on interrompe ainsi un officier public; je réclame, moi, la" continuation de la lecture.
FRANVAL
Ne vous fâchez pas, honnête homme; je demande seulement où sont les titres, les preuves, les pièces justificatives de toutes ces allégations?
FiAMMESCHI.
Voilà ce que c'est; il parle bien : et que me font à moi vos spéculations et vos corsaires ? Voilà le mémoire de mes illuminations, et il me faut de l'argent.
MARASCHINI.
Comme à moi ; et puisque monsieur est un homme de justice, j'espère qu'il me fera payer.
GRAFF
Il est certain que nous ne devons pas entrer...
33o DUHAUTCOURS.
VALMONT
Vous ne me prouverez pas que mes vingt mille francs aient été placés sur vos corsaires.
PRUDENT
On se dispute , je crois.
DUHiUKOURS.
On vous les fournira les preuves; mais remarquez donc que ceci n'est qu'un simple projet d'acte que vous allez signer, en cas que...
DURVILLE
Ali ! mes amis , je voudrais de grand cœur vous satisfaire; mais tout ne doit -il pas être égal entre mes créanciers?
DUHAUTCOURS.
La paix , mes amis , la paix ; entendons-nous , point de bruit. Si l'on met le feu dans l'affaire, si l'on dispute au lieu de se rapprocher , nous perdrons tout.