ACT£ IV, SCENE VIL
cinq , ou rien ; et d'après la connaissance que j'ai de ses affaires, je ne sais comment il fera pour les réaliser , les vingt pour cent. Est-ce sa faute si les meilleurs banquiers de Hambourg, de Vienne et de Cadix ont cessé leurs paiements? Est-ce sa faute si des corsaires excellents voiliers, vifs comme des oiseaux, sont maintenant dans les ports de Plimouth ou de Liverpool ? Est-ce sa faute , si des débiteurs , monsieur Delorme , par exemple, lui enlèvent tout son avoir? Combien ne vous citerais -je pas de créanciers qui ont accepté beaucoup moins sans mot dire ; et pourquoi ? C'est parce qu'on sait fort bien qu'on finit par tout perdre , lorsque la justice s'empare de ces sortes d'affaires. Oui, messieurs, c'est pour votre intérêt, pour le mien que je vous parle. Je le répète , si la chicane se mêle dans tout ceci , vos créances seront réduites à zéro , encore si vous n'en êtes pas pour vos frais. Signez donc, hâtez -vous de signer ces propositions que je soutiens loyales , et défiez- vous des boute-feux qui ne cherchent à vous séduire que pour vous tromper et pour embrouiller les affaires.
GR A.FF