‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 289 sur 389 · LAMBERT, GAULARD, FANCHETTE, GEORGES · texte numérisé non relu

LAMBERT, GAULARD, FANCHETTE, GEORGES

GAULARD

Or çà , ce monsieur qui lit là près d'une table est probablement le maître de la maison. (// s'approche de Lambert qui se leveS) Pardon , monsieur, si je vous dérange ; mais je m'en vais vous dire : ma cousine Ursule Gaulard , la fabricante de dentelles , qui fait souvent le voyage de Paris , et qui descend toujours" dans votre maison, m'en a parlé comme d'un des meilleurs hôtels garnis ; c'est ce qui m'a décidé. Oh ! elle m'a bien enseigné votre local ; une salle par bas donnant sur la rue. Moi, je suis Pierre Gaulard, cultivateur , bourgeois de Ligny , gros bourg qui est quasiment une petite ville , sur la route de Strasbourg. Voilà Georges Gaulard , mon fils, qui est un garçon desprit , qui a fait ses études à l'école centrale de Nancy, et Fanchette Gaulard, ma fille, qui est gentille et bien élevée. Comme nous venons de faire un gros héritage, nous voulons nous fixer à Paris

LAMBERT

Vous vous trompez , monsieur , je ne suis pas le maître de la maison ; je suis un des locataires de madame Dupré , l'hôtesse , qui est absente pour le moment. J'ai vu souvent ici votre cousine , elle m'a parlé de vous , et ses discours m'ont intéressé d'avance à toute votre famille. Un seul mot. Ne dites pas comme cela vos affaires au premier venu.

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