ACTE I, SCENE III. 3y
GAULA RD
Comment! parce que je dis que je viens de faire un gros héritage
LAMBERT
Il y a des gens bien adroits dans Paris , et vous pouviez vous adresser à quelqu'un qui aurait cherché a abuser de votre indiscrétion.
( Use rassied et continue sa lecture. )
GEORGES
Il est original cet homme-là.
GAULARD
Il nous prend pour ces imbécilles de province qui viennent se faire moquer d'eux dans la grande ville.
FANCHETTE
Ce jeune homme n'est pas obligé de savoir qu'on ne se laisse pas attraper aisément dans notre famille , et le conseil qu'il nous donne annonce la bonté de son cœur.
GAULARD
A la bonne heure ; mais il devrait se connaître en physionomies.
LAMBERT, CL part.
Il paraît que toute la famille est douée d'une bonne dose d'amour-propre.
GAULARD
Eh bien ! qu'as-tu donc , Georges ? Tu parais tout rêveur.
F ANCHE T TE
Ah dame ! il songe peut-être à cette pauvre Julienne.
GEORGES
Oh! oui, elle m'aimait bien.
GAULA RD
Allons, ne lui parle pas de cela. Georges est raisonnable, il sait bien qu'il ne doit plus y penser.
(0/2 entend plusieurs voix en dehors.} Ah ! mon Dieu î prenez donc garde ! arrêtez donc , arrêtez ; là , voilà la voiture renversée.
fanchette.
Qu'est-ce donc que tout ce bruit ?
LAMBERT
Encore quelque accident. On ne voit que cela dans cette rue- ci.
GAULARD
Quel tapage dans ce Paris!