‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 297 sur 389 · VOISINES · texte numérisé non relu

VOISINES

Quelque grands que soient mes malheurs, je ne peux m'empêcher de prendre part à votre heureuse situation. Et moi aussi j'étais née pour être heureuse. Une naissance illustre, des biens considérables, des parents estimés; et des événements cruels ont tout dissipé; mais mon éducation, une certaine force de caractère, et peut-être quelque philosophie , m'ont aidée à supporter tous mes maux. Ils finiront bientôt , j'espère. Un gouvernement juste et équitable doit inspirer toute confiance aux malheureux.

Georges, a part.

Quelque ci-devant duchesse, quelque ci-devant marquise , je le parierais.

MADAME VERCOUR.

Recevez toutes mes excuses pour la peine que je vous ai donnée , tous mes remercîments pour les soins que vous m'avez prodigués. Je n'ose prier une famille aussi intéressante de venir visiter une infortunée.

GEORGES

Pourquoi donc, madame? Oh! quand on porte un cœur sensible....

MADAME VERCOUR.

Je demeure au Marais chez d'honnêtes gens, dans

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