ACTE I, SCÈNE X
un réduit bien simple, bien modeste; peut-être un jour, mon cher frère, mon seul et unique protecteur (car je suis orpheline), me sera- 1- il enfin rendu? Il est si cruel pour une jeune personne de se voir seule, abandonnée dans une grande ville; mais mon devoir, le désir de rendre à mon frère son état, son existence, m'en imposent la dure et honorable nécessité.
Vous avez un frère , madame ?
MADAME VERCOUR.
Saint - Albe de Vercour , mon aîné de deux ans , un jeune homme charmant, plein d'esprit, fait pour aller à tout. La calomnie s'est attachée à ses pas. Obligé de fuir, de se cacher .... Mais, pardon, je ne m'aperçois pas que je deviens importune; vous arrivez, vous devez être fatigués. Moi-même, j'ai quelques affaires, j'ai prié qu'on m'envoyât chercher une autre voiture ; je vous quitte, nous nous reverrons , j'espère ; dans tous les cas, je n'oublierai jamais l'intérêt que vous avez témoigné à la malheureuse Henriette de Vercour. Georges, lui donnant la main.
Ah ! madame , permettez ....