‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 315 sur 389 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

capitale : voyez sur les deux rives ces charlatans, les uns à pied qui vendent la pierre à détacher, les autres en cabriolet qui vendent le vulnéraire ; voyez ces calés pour le peuple, ces guinguettes ou Ton danse. Voyez la grosse marchande de fruits près de la maigre et sèche couturière , le frêle perruquier près du robuste portefaix; entendez-les raisonner sur la politique. Voyez le coche d'Auxerre qui approche avec les nourrices et les marchands de vin; voyez sur le tillac ce jeune provincial a la mine éventée qui mesure de loin les tours de Notre-Dame, et voyez les fripons qui l'attendent sur le rivage. Nous voici au chapitre des piégeg tendus par les intrigants aux nouveaux débarqués.

Madame, voilà ce monsieur dont la voiture a renversé l'autre tantôt.

GAULARD

Monsieur Dorval?

LAMBERT, Cl part.

Voilà un homme qui arrive précisément à son chapitre.

GAULARD

Eh ! vite , vite , bonhomme , serrez votre lanterne magique , votre panorama.

FANCHETTE

Eh! pourquoi donc cela, mon père? c'est si divertissant.

GAULARD

Fi donc! nous occuper d'une lanterne magique devant un homme qui a une voiture, qui parle aux ministres, qui peut donner de l'avancement à votre frère, et un mari à vous , peut - être , ma fille ?

GEORGES

Mon père a raison , il y a de quoi se faire moquer.

FANCHETTE

Ah! le voilà.

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