‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 320 sur 389 · ACTE II, SCENE IV. 4j · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE IV. 4j

Les jeunes gens sont bien intéressants, sans doute; mais les orages des passions .... Ne croyez pas qu'il s'agisse d'un vieillard , mais enfin un homme raisonnable , de mon âge , si vous voulez A quarante ans

on n'est pas vieux.

GAULARD

Comment donc! j'en aurai cinquante-cinq à la veille de Noël, et je ne me crois pas vieux, et je suis vert encore.

DORVAL

Et vous ne seriez pas embarrassé de plaire à quelque belle, si vous vouliez.

GEORGES

Ah! par exemple, je voudrais bien voir mon père amoureux.

GAULARD

Allons donc, il y a long-temps que je n'y pense plus. C'est à vous, jeunes gens, à nous remplacer.

DORVAL

Enfin , mes amis , nous parlerons de tout cela demain ; je me sauve : on m'attend à un thé chez une dame de la plus haute distinction.

Ah ! je vous en prie , parlez encore de nous , mon cher ami .... Je vous demande pardon de la liberté.

DORVAL

Eh! pourquoi donc? Croyez que vous avez en moi, non pas un protecteur, mais un véritable ami. Restez donc, je vous en prie; n'allez pas plus loin.

GAULARD

C'est parce que vous l'ordonnez ....

DORVAL

Oui, sans doute, je vous en prie; je n'ai pas besoin

4 iG LES PROVINCIAUX A PARIS.

de vous recommander le secret. Vous sentez l'impor tance .... Je vous salue de tout mon cœur.

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