‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 340 sur 389 · ACTE III, SCENE III. ê$j · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE III. ê$j

et si nous nous apercevons que cela ne nous convient pas , nous aurons bientôt rompu.

MALFILARD.

Oh! rompre! ce n'est pas cela, il faut des ménagements. Au surplus, laissez faire la petite, elle aura bientôt découvert....

MADEMOISELLE MALFILARD.

Oli! je vous en réponds, mon papa.

MADAME MALFILARD.

Fort bien, vous faites l'éloge de l'esprit de votre fille aux dépens de celui de votre femme.

MALFILARD.

Ne te fâche pas, mon cœur; tu es une femme de mérite , je le sais. [A sa fille.) Et vous êtes une petite sotte, entendez-vous. {Il fait a sa Jille un signe d'intelligence. A sa femme.) N'est-ce pas que notre petite est vraiment gentille?

MADAME MALFILARD.

Répétez-le-lui sans cesse, de peur qu'elle l'oublie.

MALFILARD.

Allons, je vais m'habiller. Cela me contrarie d'aller déjeuner en ville.

MADEMOISELLE MALFILARD.

En ville , mon papa ? Mais vous ne sortirez pas de chez vous.

MALFILARD.

C'est égal , je n'aime pas à voir ma journée dérangée ; il fait beau : mais j'espère en être quitte d'assez bonne heure pour aller faire mon tour de boulevard. (A sa fille.) Embrasse - moi , mon enfant. {A sa femme en s'en allante) Elle ne vivra pas, cette enfant-là; j'en ai peur: elle a trop d'esprit.

madame malfilard,<7 sa Jille en s'en allant.

Je m'en vais , avec votre bonne , donner tout ce qui est nécessaire à cette belle dame. Restez là, et si Ion me demande , ne manquez pas de m'avertir , entendezvous.

MADEMOISELLE MALFILARD.

Oui, maman.

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