‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 345 sur 389 · HABILLÉ · texte numérisé non relu

HABILLÉ

MALFILARD.

Votre très - humble serviteur , messieurs et mademoiselle .... Enchanté de ce que .... Il fait bien beau aujourd'hui.

* Le théâtre du marais existait encore à l'époque où la pièce fut jouée.

44a LES PROVINCIAUX A PARIS.

GAULARD

Mais oui.

MALFILARD.

Nous ne larderons pas à avoir de l'eau ; je le sens à mon rhumatisme. Je porte mon thermomètre avec moi.

GEORGES

Cela ne laisse pas que d'avoir son agrément.

MALFILARD.

Cela serait -il bon pour les biens de la terre? Vous devez savoir cela, vous autres messieurs?

GAULARD

Ah ! dame î les foins sont faits et rentrés , et une goutte d'eau ne nuirait pas aux grains.

MALFILARD.

Monsieur, c'est une bien belle chose que la campagne; n'est -il pas vrai?

MADAME MALFILARD, à part.

La jolie conversation!

GAULARD

Oh! sans doute.

MALFILARD.

C'est que j'ai vovagé, moi, messieurs; j'ai vu la mer; j'ai fait le voyage de Paris à Dieppe tout exprès. C'est un voyage que tous les bourgeois de Paris, un peu aisés, doivent faire une fois dans leur vie. La diligence a marché toute la nuit; eh bien! je vous réponds que je n'ai presque pas eu peur des voleurs ; il est vrai qu'il faisait clair de lune.

GAULARD

Il paraît, monsieur, que vous jouissez d'une certaine estime dans Paris ?

MALFILARD.

Je suis notable, monsieur; j'ai été trois fois juré.

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