SCÈNE X
Mademoiselle MALFILARD, JEAN.
MADEMOISELLE MALFILARD.
Tiens, qu'est-ce que c'est donc que ce petit garçon qui entre ici d'un air si délibéré ?
jean, a part.
C'est bien ici que je les ai vus entrer; allons, un peu de hardiesse.
MADEMOISELLE MALFILARD.
Que demandez -vous, mon petit ami?
JEAN
Ah! mademoiselle, j'ai bien l'honneur de vous saluer.
MADEMOISELLE MALFILABD.
C'est bon , c'est bon ; mais ce n'est pas des révérences.,. Qui vous amène? voyons, parlez.
Mademoiselle , c'est au sujet d'une dame qui habite dans cette maison.
MADEMOISELLE MALFILARD.
Depuis peu peut - être ?
JEAN
Mais, oui , je crois.
MADEMOISELLE MALFILARD.
Madame Vercour, peut-être?
JEAN
Justement, c'est son nom.
MADEMOISELLE MALFILARD.
Et vous la connaissez apparemment ?
JEAN
Mais, oui, mademoiselle, un peu.
MADEMOISELLE MALFILARD.
Ah ! fort bien , et dites - moi , quelle est - elle cette femme - là ? D'où vient - elle ? est - elle riche ? est - elle fille ? est - elle femme ? est - elle veuve ?
jean, a part.
Tiens ! moi qui viens pour interroger , ne voilà-t-il pas qu'on m'interroge ?
MADEMOISELLE MALFILARD.
Mais répondez donc?
Ma foi, mademoiselle, vous m'en demandez plus que je n'en sais.
MADEMOISELLE MALFILARD.
Ah! j'entends; vous venez de la part de cette femme dont elle a reçu une lettre ce matin par la petite poste.
JEAN
Justement.
MADEMOISELLE MALFILARD.
Et dites- moi, qu'est-ce que c'est que cette femme qui lui a écril , el dont elle attend la visite?