‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 51 sur 389 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LECOQ, BAZIN, Madame BAZIN.

D'où vient donc tout ce bruit ? Ah ! ciel !

BAZIN

Venez, venez, madame, jouir du prix de vos perfidies, de votre affreuse conduite.

LECOQ

Oui, ingrate! femme indigne!....

MADAME BAZIN

Plaît-il ? à qui parle monsieur ?

BAZIN

Voyez, madame, qu'outragé aussi sensiblement par vous et par monsieur , on veut encore me mettre à la porte de chez moi.

LECOQ

De chez lui !

BAZIN

C'est à présent que je vois que vous ne m'attendiez pas sitôt. N'est-ce pas là ce monsieur Lecoq sur lequel on voulait m'inspirer des soupçons? Parlez, répondez.

MADAME BAZIN

Une femme qui a pour soi le témoignage d'une conscience pure sait braver tranquillement les fausses apparences.

lecoq, a part.

C'est un mari ! et moi qui la croyais veuve ! je suis pris.

B AZIN.

Regardez, regardez votre complice interdit, confondu , et rougissez à votre tour. Ah ! madame Bazin !

MADAME BAZIN

Ah î monsieur Bazin , vous concevez donc que votre femme peut encore inspirer de tendres sentiments?

BAZIN

Rire , plaisanter effrontément ! Tu-dieu ! comme elle s'est formée pendant mon voyage !

lecoq.

C'est unique, comme les femmes ne perdent jamais la tête.

MADAME BAZIN

Finissons; que demande, que veut monsieur Lecoq?

BAZIN

Osez-vous encore l'interroger ? Ce rendez-vous donné!

MADAME BAZIN

Un rendez-vous donné par moi?

LECOQ

Madame....

MADAME BAZIN

Osez-vous le soutenir?

Il est certain que ce n'est pas madame.

BAZIN

Croyez-vous qu'il suffise de nier? Après les propos trop significatifs....

MADAME BAZIN

Monsieur aurait-i»l prononcé mon nom ?

LECOQ

Non, madame.

BAZIN

Il es! vrai, mais qu'importe ?

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