‹ Œuvres (volume 5)Chapitre 55 sur 389 · LUMIÈRE A LA MAIN · texte numérisé non relu

LUMIÈRE A LA MAIN

DUPARC

Vous n'êtes pas encore couché , mon voisin ?

BAZIN

Non , vraiment. Qu'est-ce donc que tout ce bruit que j'ai entendu tout à l'heure?

Ce que c'est ? oh ! rien ; un de mes amis qui vient de sortir. (A part. ) Pauvre homme! il ne se doute pas..

BAZIN

Mais il n'y avait pas de sonnette....

DUPARC

Hier encore, il est vrai; c'est ma femme qui, pour plus de sûreté , l'a fait placer.

bazin, ci part.

Sa femme! Ce cher voisin, je ne le croyais pas si confiant.

duparc, a part.

Est-ce bien à sa femme que Lecoq....

BAZIN

Je ne sais si je me trompe, mais il me semble avoir reconnu ce monsieur Lecoq dont vous m'avez parlé.

DUPARC

Mais vous m'aviez dit ne l'avoir jamais vu?

g BAZIN.

Je le croyais; je me rappelle à présent... ( A part. Te ne sais comment diable m'y prendre.

8o LES TROIS MARIS.

DUPARC

Puisque je ne peux vous le cacher, oui , c'est Lecoq qui sort d'ici ; et puisque vous le savez, je vous conseillerai en ami de veiller un peu sur votre femme.

Oh ! oui , parlez-moi de ma femme. Mon voisin , veillez vous-même sur la votre.

DUPARC

Oh ! à cet égard-là , voisin , je crois qu'on n'a pas de leçon à me faire; et dans cette circonstance, d'ailleurs , elle serait assez déplacée ; on connaît les vues et les intentions de Lecoq.

BAZIN

Oh ! oui , nous avons entendu toute votre conversation ; il vous trompe.

DUPARC

Il me trompe ? Vous verrez qu'il vient pour ma femme.

BAZIN

Vous verrez que c'est la mienne qui aura tout fait.

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