‹ ŒuvresChapitre 106 sur 345 · GERVAIS, JAVOTTE · texte numérisé non relu

GERVAIS, JAVOTTE

j a v o t t e , apportant du vin .

Voilà ce que vous avez demandé.

GERVAIS

Remportez, remportez, je n'ons plus soif.

JAVOTTE

Vous vouliez vous rafraîchir. C'est d'excellent vin du pays.

GERVA.IS.

Ce serait du Champagne, je n'en boirais pas. Ces gens qui viennent de sortir , ils se disent marchands !

JAVOTTE

Voilà leurs malles.

GERVAIS

Tout cela! Ils auront volé quelque coche.

JAVOTTE

Qu'est-ce que vous dites donc ?

GERVAIS

Eh! vite, vite, conduisez-moi chez le juge.

JAVOTTE

Je ne peux pas quitter; mais la quatrième porte cochère dans la rue, en descendant.

GERVAIS

J'y cours.

JAVOTTE

Il est en campagne ; mais vous trouverez son greffier ; un vieux ci-devant procureur-fiscal qui soupire depuis trois ans après un procès criminel.

i32 LES COMEDIENS AMBULANTS.

GERVAIS

Oui-dà. Voilà de quoi le contenter.

J AVOTTE.

Et qu'allez-vous donc faire?

GERVAIS

Ma déclaration.

J AVOTTE.

Sur qui ?

GERVAIS

Sur ces prétendus marchands.

JAVOTTE

Et qui sont- ils donc en effet ?

GERVAIS

Des voleurs.

JAVOTTE

Ah! mon Dieu! mais êtes- vous bien sûr....

GERVAIS

Je les ons vus ! dans la forêt ! Ah ! mon Dieu ! mon Dieu ! c'était bien la peine que mon oncle mourût , si ce sont ces gens-là qui doivent recueillir sa succession.

( II sort. )

JAVOTTE seule.

Qu'est-ce qu'il dit donc ? tout mon sang se fige. Des voleurs! En effet, on dit qu'il existe une caverne dans la forêt ; ils ont volé un coche , dit-il ; la diligence d'Amboise peut-être, qu'on attendait hier, et qui n'est pas arrivée.

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