ACTE II, SCÈNE I
Ce qui me conviendrait vraiment , c'est le troisième : Il est vacant, petit, simple, c'est ce que j'aime.
TÉRIGNI.
Que ne le prenez-vous ?
DABLAÎÎVILLE.
Il est trop cher pour moi , J'ai tant perdu.... pourtant on me paîra, je croi, Sous quinze jours; alors je le prendrai sans doute. Je pourrrais emprunter : démarche qui me coûte. A mes amis je crains si fort d'être importun ; Hélas! entre eux et moi jadis tout fut commun.
TÉRIGM.
Ah! ne m'enlevez pas le plaisir si facile
De pouvoir à mon tour , ami , vous être utile.
DABLANVILLE.
Plaît-il? vous prétendez.
TÉRIGNI.
Si vous me refusez, Puis-je accepter les soins que vous me proposez? Mes intérêts seront plus blessés que les vôtres , Si cet appartement est occupé par d'autres.
DABLAÏVILLE.
J'entends ; mais pensez donc... D'ailleurs il est bien tard. J'ai déjà pris congé.
TÉRIGNI.
Madame Saint-Alard Se félicitera de vous garder chez elle, Et c'est moi qui lui veux en porter la nouvelle.
DABLANVILLE.
Vous savez pratiquer l'amitié, je le voi; Mais puis-je...
TÉRIGNI.
On vient. C'est elle.
i92 L'ENTREE DANS LE MONDE.
DABLAîfVILLE.
Au moins, c'est malgré moi.
TÉRIGNI.
Je me charge de tout.