ACTE II, SCENE VIII. ao
FABRICE
Dès long temps , ami de Térigny , Je brûle aussi de faire avec vous connaissance.
DABLANVILLE, Cl part.
Ah! voilà ce Clermont, fameux par sa science.
clermont, a Fabrice.
Fabrice est votre nom; madame Térigny M'annonçait à-la-fois son fils et son ami : J'aurais bien attendu chez moi votre visite ; Mais ne vous voyant pas, ma foi, j'accours bien vite; Je n'ai pu résister à mon empressement.
DABLANVILLE.
Et cette attention le flatte infiniment ;
Vous auriez pu venir un peu plus tôt peut-être.
CLERMONT
Plus tôt!
Oui.
DABLANVILLE,
CLERMONT
Je n'ai pas l'honneur de vous connaître Vous.
DABLANVILLE.
Moi , je vous connais de réputation.
TÉRIGNI.
Avec mon père il eut quelque relation.
CLERMONT
Cela se peut. Parlons de votre aimable hôtesse; Ne pourrai-je la voir ?
DABLANVILLE.
Pour affaire qui presse Elle vient de sortir, et même pour long-temps.
CLERMONT
Ah! tant pis. Votre mère, en termes fort pressants,
ao6 L'ENTRÉE DANS LE MONDE.
A moi vous recommande ; a-t-elle donc pu croire Que Térigny jamais sortît de ma mémoire? De mon meilleur ami nêtes-vous pas le fils? Tant qu'il vivra, corbleu! Clermont vous est acquis.
TÉRIGNI.
Je suis on ne peut plus touché....
dablanville, bas a Tèrigni.
Le temps se passe.
TÉRiGPfi, bas a Dablanville.
Oui ; mais comment...
dablanville, bas a Térigni.
Deux mots, et je vous débarrasse.
[Haut a Clermontï) Honnête homme , souffrez que je m'unisse à vous ; Développons son cœur et dirigeons ses goûts. J'entends de tous cotés vanter votre science ; Plusieurs maîtres déjà sont retenus d'avance : Pour vos leçons quel jour, s'il vous plaît, prendrons-nous?
CLERMOÎfT.
Pour mes leçons! quel jour! Pour qui me prenez-vous?
DABLANVILLE.
Oh ! ne vous fâchez pas.
TÉRIGWI.
Bon Dieu ! quel ton sévère !
FABRICE
Faut-il absolument te flatter pour te plaire?
Lorsque je viens , d'après le vœu de vos parents, Jeune homme, vous offrir mon amitié, mon temps, A me voir mieux reçu j'avais droit de m'attendre.
dablanville, bas a Térigni .
De lui seul on dirait que vous devez dépendre !